POST 4 - Le Deuil
Chère
lectrice, cher lecteur,
Les
monuments aux morts nous renvoient aux disparus, tués au combat et donc au
deuil.
J’ai
éprouvé ce sentiment en découvrant le monument au morts de Castelnaud-Feyrac (24), ci-dessous :
Ils sont là, silencieux, murés dans leurs souvenirs et leur
tristesse.
Chaque fois que je pense à la notion de deuil du fait de la guerre, c’est cette
image qui me vient à l’esprit, poignante !
Tout aussi saisissante est celle de ce couple qui pleure son
fils, à Montfaucon-en-Velay (43). Ils sont enlacés, devant le soldat gisant à leurs pieds, se soutenant et se
consolant mutuellement :
Les épouses sont, bien sûr, aussi représentées en de multiples communes.
Quelques exemples, comme à Paimpol (22):
Cette bretonne se recueille, sur une tombe, factice de fait,
devant le casque du soldat, tenant en ses mains un bouquet. L’ensemble est
situé dans le cimetière, accentuant ainsi l’idée de deuil.
Et aussi à Tence
(43) :
Ce bas-relief, en bronze, montre, à mon sens, la veuve qui
embrasse la main du soldat mourant dans un dernier adieu. Toutefois les
documents relatifs à l’édification de ce monument indiquent que le groupe
représente : « Tence reconnaissante ». Les deux idées ne me paraissent
pas contradictoires !
Et encore à Chabanais
(16) :
On y voit une femme en deuil tenant une palme, se
recueillant au-dessus du casque du soldat.
C'est en fait l'Allégorie de la
République. Coiffée d'un voile de veuve sur le
bonnet phrygien, elle pleure les soldats tombés
pour la Patrie, symbolisés par un casque de Poilu et des branches de chêne et
de laurier.
Enfin les enfants participent aussi au deuil, fréquemment représentés avec leur mère, venus se recueillir sur la tombe et déposer des fleurs, comme à Sancerre (18) :
Ou avec leur mère qui montre sur le monument le nom du père, comme à Pléhédel (22) :
Enfin, pour terminer cet article je souhaite vous montrer
deux deuillantes qui sont à mes yeux, parmi les plus belles sculptures
réalisées. Elles sont toutes les deux en Bretagne.
La première a été sculptée par René QUILLIVIC et se trouve à Fouesnant
(29) :
Réalisée en pierre de kersantite, elle représente Marie-Jeanne
Nézet, une mère de famille fouesnantaise qui a perdu trois de ses enfants
durant la guerre de 14-18.
La deuxième, située à Tréguier
(22), intitulée « La Douleur », a été sculptée par Francis RENAUD :
Alain CHOUBARD, dans son livre « L’histoire des 500
plus beaux monuments aux morts de France », paru en novembre 2014, indique :
« Pour focaliser l’attention sur l’expressivité de son
œuvre, le statuaire rompit avec l’organisation habituelle du monument
public : pas de piédestal, et aucune dédicace mise en avant; juste un
léger tertre sur lequel repose l’effigie. »
Merci pour votre attention.
A bientôt pour un prochain article.





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