Post 1 - Tuchan, mon déclic pour les monuments aux morts
Chère lectrice, cher lecteur,
Je vous indiquai dans la présentation de mon blog que le monument aux morts de Tuchan (11) avait été le déclic de cette quête photographique. J’ai donc choisi de lui consacrer cette première présentation.
Auparavant, il me semble utile de rappeler d’où vient cette notion de monument aux morts.
A ce propos, je tiens à citer le site de Jacky Heim / laretraitedejacky.com, qui a fourni ces éléments.
L’idée d’honorer les morts dans les combats lors de conflits n’est pas nouvelle.
Au Ve siècle av. J.-C., il y avait déjà des stèles à Athènes.
En France, le plus ancien monument aux morts est celui de la porte Désilles à Nancy, édifié entre 1782 et 1784 pour commémorer l’indépendance des États-Unis et qui rend hommage aux Nancéiens morts durant la bataille de Yorktown.
Le Consul Napoléon Bonaparte, sur proposition de son frère Lucien Bonaparte, va prévoir de laisser à la postérité le nom des hommes morts en combattant pour la France. L’arrêté consulaire du 29 ventôse an viii (20 mars 1800) ordonne d’élever des colonnes départementales à la mémoire des braves du département, morts pour la défense de la patrie et de la liberté. Il faudra attendre la fin de la guerre franco-prussienne (1870-1871) pour que des monuments soient érigés à la mémoire des soldats morts.
Présents sur tout le territoire, par le cérémonial lié à leur inauguration, les célébrations patriotiques et scolaires qui ont lieu pour cette occasion, ainsi que la propagande républicaine et revancharde les entourant, ces monuments préfigurent ceux qui suivront la Première Guerre mondiale.
Plus de 35 000 monuments furent érigés entre 1919 et 1926.
A propos donc du monument aux morts de Tuchan, je vous montre la première photo, réalisée en noir et blanc en aout 1999. Et la même faite en couleurs quelques années plus tard.
Localisé sur une place ombragée de platanes, le long de l’avenue de la République, juché sur une colonne, un Poilu semble défiler en saluant. Il porte son uniforme, bleu garance, repeint à neuf.
Il faut souligner que la mairie veille à entretenir ce monument en le faisant repeindre à intervalles réguliers.
A noter, au pied du monument une plaque avec des médaillons de soldats comportant leur nom et photo. Cette forme de rappel du souvenir se trouve en plusieurs endroits, redonnant vie en quelque sorte, à ces soldats morts pour leur pays.




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